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La Fédération Spirite Française 

LE MOT DU PRÉSIDENT

Suite à la 1° assemblée Générale de la Fédération Spirite Française, tenue à Dunkerque le 22 septembre 2018, un an après sa création, les groupes spirites membres titulaires ont renouvelé un membre du Conseil d’Administration, Philippe Chevrier ayant été remplacé par Romain Lardin.

Le Conseil d’Administration s’est ensuite réuni pour définir le nouveau bureau, nommant Charles Kempf Président, Caroline Durand Secrétaire et Romain Lardin Trésorier.

Je tiens à remercier Michel Buffet, qui a assuré la présidence de l’institution pendant la première année, donnant l’impulsion indispensable à l’organisation de l’institution et pour la réalisation de nombreuses activités en cette première année. Je remercie également tous les membres de la FSF pour leur confiance, ainsi que tous les autres membres du Conseil d’Administration sans lesquels rien n’aurait pu être réalisé.

Allan Kardec a élaboré son projet 1868, peu de mois avant son retour dans le monde spirituel, pour nous laisser des conseils précieux sur l’organisation du mouvement spirite. Nous en reproduisons quelques extraits :

 

Le Spiritisme aura « à lutter contre les idées personnelles, toujours absolues, tenaces, lentes à se rallier aux idées d'autrui, et contre l'ambition de ceux qui veulent attacher quand même leur nom à une innovation quelconque ; qui créent des nouveautés uniquement pour pouvoir dire qu'ils ne pensent pas et ne font pas comme les autres ; ou parce que leur amour-propre souffre de n'occuper qu'un rang secondaire. »

« […] n'embarrassons pas la doctrine de principes qui seraient considérés comme des chimères et la feraient rejeter par les hommes positifs. »

« Ajoutons que la tolérance, conséquence de la charité, qui est la base de la morale spirite, lui fait un devoir de respecter toutes les croyances. Voulant être acceptée librement, par conviction et non par contrainte, proclamant la liberté de conscience comme un droit naturel imprescriptible, elle dit : Si j'ai raison, les autres finiront par penser comme moi ; si j'ai tort, je finirai par penser comme les autres. »

Si le chef « s'impose de son autorité privée, il sera accepté par les uns, rejeté par les autres, et vingt prétendants peuvent surgir qui élèveraient drapeau contre drapeau ; ce serait à la fois le despotisme et l'anarchie. Un tel acte serait le fait d'un ambitieux, et rien ne serait moins propre qu'un ambitieux, par cela même orgueilleux, à diriger une doctrine basée sur l'abnégation, le dévouement, le désintéressement et l'humilité. »

« Au lieu d'un chef unique, la direction sera dévolue à un comité central permanent dont l'organisation et les attributions seront définies de manière à ne rien laisser à l'arbitraire. »

« Le comité nomme son président pour un an. L'autorité du président est purement administrative ; il dirige les délibérations du comité, surveille l'exécution des travaux et l'expédition des affaires ; mais en dehors des attributions qui lui sont conférées par les statuts constitutifs, il ne peut prendre aucune décision sans le concours du comité. Partant, point d'abus possibles, point d'aliments à l'ambition, point de prétextes d'intrigue ni de jalousie, point de suprématie blessante. »

Il y a, « dans un être collectif, une garantie de stabilité qui n'existe pas lorsque tout repose sur une seule tête ; que l'individu soit empêché par une cause quelconque, tout peut être entravé. Un être collectif, au contraire, se perpétue sans cesse : qu'il perde un ou plusieurs de ses membres, rien ne périclite. »

« La cause la plus ordinaire de division entre cointéressés, c'est le conflit des intérêts et la possibilité, pour l'un, de supplanter l'autre à son profit. »

« Le Spiritisme est une question de fond ; s'attacher à la forme serait une puérilité indigne de la grandeur du sujet ; voilà pourquoi les centres divers, qui seront dans le véritable esprit du Spiritisme, devront se tendre une main fraternelle et s'unir pour combattre leurs ennemis communs : l'incrédulité et le fanatisme. »

150 ans se sont écoulés depuis qu’Allan Kardec a écrit ces lignes, et l’histoire du mouvement spirite dans le monde montre que la plupart des difficultés rencontrées proviennent du fait que ces conseils d’Allan Kardec n’ont pas été suivis. Toutes les tentatives de considérer la philosophie spirite dépassées et d’y introduire des principes nouveaux ont échoué : seule la base laissée par Allan Kardec reste inébranlable.

Le personnalisme et les conflits d’intérêt ont causé et causent encore des ravages dans le mouvement spirite, les nouveaux adeptes n’acceptant pas que les dirigeants donnent un exemple contraire à celui de la philosophie qu’ils professent, qui impose la charité, l’humilité, le désintéressement personnel.

Par ailleurs, sous le couvert d’une charité mal comprise, de nombreux travailleurs spirites adoptent des positions naïves, confondant tolérance et connivence avec l’erreur, laissant agir des individus manipulateurs ou donnant un mauvais exemple, et laissant dénaturer et obscurcir les enseignements clairs et limpides de la philosophie spirite (voir à ce sujet l’article de Gabriel Delanne dans la revue Le Spiritisme, 3° année. – N° 18. (2° Quinzaine) Novembre 1885 – disponible sur www.spiritisme.net ).

C’est la ligne que nous prétendons suivre à la Fédération Spirite Française, restant fidèles aux enseignements de base laissés par Allan Kardec, sans préjudice au caractère progressif de la doctrine spirite qu’il a énoncé dans le chapitre I de La Genèse, mais en même temps tolérants et ouverts envers les personnes qui suivent d’autres croyances et philosophies respectables ; prenant toutes les précautions possibles pour éviter le personnalisme et les conflits d’intérêt ; recherchant le consensus sur ces bases en écoutant toutes les personnes sincères et de bonne volonté ; suivant l’exemple de Jésus lorsqu’il a dit :

« Que celui qui souhaite être le plus grand parmi vous soit votre serviteur », le rôle principal d’une Fédération étant ainsi de servir ses groupes membres et non de leur imposer quoi que ce soit.

Fraternellement,

Charles Kempf

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